Blogs

Effectively Engaging Aboriginal Communities For a More Competitive Future

The Canadian Chamber of Commerce recently unveiled its Top 10 Barriers to Competitiveness for 2014. Two of these in particular concern Aboriginal relations: the lack of clear sustainability policies and the severe shortage of economic development tools for businesses in Canada’s territories. In both cases, an important key to stimulate productivity is for businesses and governments alike to innovatively engage Aboriginal communities. In the former case, a proactive intervention can allow a company to ensure that the consultation process is in sync with key project milestones. In the latter, novel government approaches to partnerships with Aboriginal communities, such as Quebec’s 2002 ‘Peace of the Braves’ Agreement, ultimately lead to a more stable business environment and increased investments. The result in both cases is increased profitability for businesses and increased prosperity for Canadian families. (Blog posting is in French.)

La Chambre de commerce du Canada (CCC) a récemment dévoilé sa liste des 10 principaux obstacles à la compétitivité pour 2014. Parmi ceux-ci, deux ont particulièrement attiré mon attention, car ils touchent aux relations avec les communautés autochtones. Il s’agit des obstacles liés à l’absence de politique bien définie en matière de durabilité (7e obstacle) et le manque d’outils de développement économique pour les entreprises dans les territoires du Canada (8e obstacle).

Dans son communiqué, la Chambre de commerce affirme qu’il est essentiel de s’attaquer à ces obstacles, voire de les éliminer complètement. « Les tolérer met de plus en plus en péril notre prospérité future », soutient la CCC.

Sur le plan de l’absence de politique bien définie en matière de durabilité, l’une des problématiques souvent rencontrées est l’opposition des communautés autochtones à des projets d’exploitation des ressources, ce qui peut retarder, voire empêcher, la réalisation d’un projet. La CCC demande à cet égard que les processus de consultation soient rendus plus clairs et que les rôles et pratiques exemplaires des associations, des gouvernements et des Autochtones soient mieux définis.

Cette demande est légitime, d’autant que l’obligation de consulter les communautés autochtones incombe à la Couronne. Mais, comme je l’ai déjà écrit dans un billet précédent, même s’il s’agit d’une responsabilité des gouvernements, les entreprises ont souvent intérêt à s’y investir. En étant proactive et en adoptant une stratégie d’engagement communautaire avec les Autochtones, l’entreprise s’assure de clarifier le processus selon des critères qu’elle-même aura déterminés, permettant ainsi une meilleure synchronisation avec les étapes clés du projet en question. Une fois l’entente conclue, il sera d’autant plus facile pour la Couronne d’officialiser la réalisation du processus de consultation.

Quant au manque d’outils de développement économique dans les territoires canadiens, la CCC fait particulièrement référence à la situation de dépendance envers le gouvernement fédéral qui affecte les communautés éloignées, particulièrement les communautés autochtones. Cette situation a pour effet de créer un environnement peu propice au développement économique, alors que ces territoires regorgent très souvent d’un fort potentiel, notamment en termes d’exploitation des ressources naturelles.  Pour surmonter cet obstacle, la CCC propose notamment « l’établissement d’une nouvelle relation constructive avec les Autochtones qui reconnaît le potentiel économique de leurs terres et de leur population ».

Cette solution est toutefois plus facile à énoncer qu’à appliquer, notamment en raison de la complexité du droit canadien qui s’applique dans ces territoires. On y retrouve une grande panoplie de contextes différents, certains territoires ayant fait l’objet d’un traité, d’autres étant toujours soumis à des revendications territoriales. Il n’existe pas de solution miracle, mais l’entente dite « La Paix des Braves », conclue en 2002 entre la Nation crie et le gouvernement du Québec, représente certainement un modèle à suivre. Par cette entente historique, le gouvernement reconnaît explicitement des rapports de nation à nation avec le peuple cri, un régime d’exploitation des richesses adapté et une véritable autonomie gouvernementale.

Cette entente a aidé à lever des obstacles au développement, ce qui a permis à plusieurs entreprises de profiter d’occasions qui auraient auparavant été perçues comme risquées. Cela démontre qu’une augmentation des obligations du fait de travailler avec les communautés autochtones ne signifie pas nécessairement une diminution de l’intérêt d’affaires mais bien au contraire.

L’engagement envers les collectivités autochtones représente donc une des solutions pour stimuler la compétitivité et pour créer des occasions d’affaires, ce qui contribuera non seulement à la prospérité des entreprises mais aussi à celle des familles canadiennes.