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Separating our Professional and Personal Lives

(Blog posting is in French.)

Êtes-vous capable de bien délimiter votre vie professionnelle de votre vie personnelle? Dans une journée typique, combien d’heures passez-vous devant l’écran? Combien par curiosité? Par curiosité professionnelle? Quand vous commentez une nouvelle, un billet ou un tweet, est-ce par intérêt personnel ou professionnel? Il n’y a pas si longtemps, il était facile, même pour des professionnels en communication, d’être « débranchés ». Plus maintenant. Oui, la technologie nous facilite le travail, mais elle entremêle aussi nos vies professionnelles et personnelles. 

Est-ce que ce mélange est une bonne chose? Ça dépend du point de vue. Comme employeur, toute organisation souhaite que ses employés soient des ambassadeurs de la marque. Mais peut-elle exiger que ses employés utilisent leurs comptes personnels pour parler de leur employeur (en bien, il va sans dire…)? Ou encore, peut-elle exiger que ses employés s’abstiennent de parler de leur travail sur leurs pages Facebook ou comptes Twitter? Peu importe, au minimum, il faut qu’elle ait une politique de médias sociaux qui définit les règles du jeu. Il n’y a pas de statistiques claires, mais on sait que l’utilisation des médias sociaux sur les lieux de travail augmente sans cesse, alors que la minorité des entreprises (même pas le tiers, selon une étude Manpower) ont une telle politique en vigueur.

Et qu’en est-il des comptes de l’employeur? Comme professionnels de la communication, nous sommes souvent appelés à alimenter les comptes d’une organisation. Faut-il s’en tenir à une perspective strictement corporative? La beauté des plateformes sociales réside dans leur capacité d’humaniser les organisations. Or, comment convaincre l’organisation de nous permettre d’y adopter un style plus décontracté? De commenter des événements qui ne sont pas strictement liés à la mission de la plateforme? Ce sont bien souvent le style et le ton, en plus du contenu, qui attirent les visiteurs et augmentent le nombre d’abonnés. 

Encore une fois, une politique éditoriale permettra de baliser le terrain de jeu. Elle guidera l’intérêt humain en nous, tout en protégeant les intérêts de l’entreprise. Parce que les comptes ont une valeur, qu’ils soient personnels ou professionnels. Parlez-en à l’ex-employé de Phonedog.com, qui se fait poursuivre pour 340 000 $ par son ex-employeur.  Son crime? Quand il a quitté l’organisation, ses 17 000 abonnés sur Twitter l’ont suivi…

This blog post by Doris Juergens, Partner at NATIONAL and Head of its Digital Leadership Team, was published in Regards RP de la Société québécoise des professionnels en relations publiques on February 8, 2012.